Vampire, ou presque.
[...]
° Ce soir devant la glace, corset noir et jupe à volants, à terre, j'ai remarqué que cette pommade a une odeur de vin rouge.
J'aime pas le vin rouge.
Le vin blanc c'est l'ivresse et la messe, parce que même si c'est le sang du Christ, ça tâche les robes sinon. C'est le sang mystique, celui qui fascine, pas de celui qu'on assassine.
Pourquoi l'autre semble-t-il si malsain ? Un sang qui rape, douceureux, épais qui fait mine de coaguler alors que c'est trop tard, 1,5 L c'est trop pour s'en sortir seul.
Sang sortir seul.
Comme en Espagne, comme quand mon corps me faisait si peur, hermétique sauf pour rejeter, encore, encore, des jours durant, Pourquoi ? Pourquoi ? à longueur de journée, les vertiges et je ne voulais pas accepter, alors je me forçais, au soleil, la citadelle, la navette spatiale qui risquait d'exploser contre l'atmosphère et la promesse.
Les promesses qu'on se fait à soi-même sont bien plus redoutables que celles qu'on se permet de ne pas tenir.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
J'en étais là de mes hallucinations quand j'ai pensé que c'est demain le don du sang.
C'est une façon de conjurer la terreur enfantine, mais c'est bien davantage.
Juste avant, j'ai regardé le début des Lois de l'attraction. Incroyable ce que les pensées mesquines des protagonistes peuvent soudain apparaître comme celles des pires psychopathes.
Et il y a ce garçon qui dit qu'il est un vampire, qu'il se nourrit des sentiments des autres. °Moi ce serait plutôt les histoires, mais c'est pas de moi qu'on parle.°
L'entretissement des croyances, des certitudes, des conséquences, des sentiments, tout ça donne le vertige.
Le faire pour savoir, être fixée, avec la peur, l'envie inavouable, immorale, sidérante d'avoir une réponse : et si moi aussi ?
Alors chercher les raisons, d'autres, pour que ce ne soit pas qu'une histoire de test, parce que ce n'est pas que ça, je le sais.
Le faire pour les autres, raison officielle, pour le vampire, raison absurde.
Une sorte de geste de compassion, dans le sens soutenu dans L'insoutenable légèreté de l'être, com-passion, passion avec, passion apogée, passion souffrance, avec l'Absence. Le besoin de faire quelque chose, maintenant que personne n'y peut plus rien, pour toujours.
Le centre du monde n'a pas changé, malgré les apparences, les distractions éphémères, futiles.
Et s'il lisait ça, oui si tu lisais ça, certainement tu verrais clair dans ces élucubrations et tu me dirais folle, tu fuierais, ce que tu as déjà fait, parce que tu comprendrais toi seul chaque référence, toi seul saurais à quel point j'y pense, sans cesse, et le fait que j'en ai conscience aggraverait mon cas.
Si tu dégnais me juger, je succomberais sur le bûcher des sorcières. Un autre m'avait bien surnommée Phoenix. Ce serait mérité.
Ou presque. °
[...]
° Ce soir devant la glace, corset noir et jupe à volants, à terre, j'ai remarqué que cette pommade a une odeur de vin rouge.
J'aime pas le vin rouge.
Le vin blanc c'est l'ivresse et la messe, parce que même si c'est le sang du Christ, ça tâche les robes sinon. C'est le sang mystique, celui qui fascine, pas de celui qu'on assassine.
Pourquoi l'autre semble-t-il si malsain ? Un sang qui rape, douceureux, épais qui fait mine de coaguler alors que c'est trop tard, 1,5 L c'est trop pour s'en sortir seul.
Sang sortir seul.
Comme en Espagne, comme quand mon corps me faisait si peur, hermétique sauf pour rejeter, encore, encore, des jours durant, Pourquoi ? Pourquoi ? à longueur de journée, les vertiges et je ne voulais pas accepter, alors je me forçais, au soleil, la citadelle, la navette spatiale qui risquait d'exploser contre l'atmosphère et la promesse.
Les promesses qu'on se fait à soi-même sont bien plus redoutables que celles qu'on se permet de ne pas tenir.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
J'en étais là de mes hallucinations quand j'ai pensé que c'est demain le don du sang.
C'est une façon de conjurer la terreur enfantine, mais c'est bien davantage.
Juste avant, j'ai regardé le début des Lois de l'attraction. Incroyable ce que les pensées mesquines des protagonistes peuvent soudain apparaître comme celles des pires psychopathes.
Et il y a ce garçon qui dit qu'il est un vampire, qu'il se nourrit des sentiments des autres. °Moi ce serait plutôt les histoires, mais c'est pas de moi qu'on parle.°
L'entretissement des croyances, des certitudes, des conséquences, des sentiments, tout ça donne le vertige.
Le faire pour savoir, être fixée, avec la peur, l'envie inavouable, immorale, sidérante d'avoir une réponse : et si moi aussi ?
Alors chercher les raisons, d'autres, pour que ce ne soit pas qu'une histoire de test, parce que ce n'est pas que ça, je le sais.
Le faire pour les autres, raison officielle, pour le vampire, raison absurde.
Une sorte de geste de compassion, dans le sens soutenu dans L'insoutenable légèreté de l'être, com-passion, passion avec, passion apogée, passion souffrance, avec l'Absence. Le besoin de faire quelque chose, maintenant que personne n'y peut plus rien, pour toujours.
Le centre du monde n'a pas changé, malgré les apparences, les distractions éphémères, futiles.
Et s'il lisait ça, oui si tu lisais ça, certainement tu verrais clair dans ces élucubrations et tu me dirais folle, tu fuierais, ce que tu as déjà fait, parce que tu comprendrais toi seul chaque référence, toi seul saurais à quel point j'y pense, sans cesse, et le fait que j'en ai conscience aggraverait mon cas.
Si tu dégnais me juger, je succomberais sur le bûcher des sorcières. Un autre m'avait bien surnommée Phoenix. Ce serait mérité.
Ou presque. °
[...]
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