Ma faute à toi, ou presque.

Publié le par Lisa Dawn

[...]

° Dimanche je savais plus trop comment ça allait, j'suis passée sur Wordle et il m'a dit ça :


Alors j'sais pas vous mais moi je lis :
Bah parce (que) souvent oui, comme VDM marrant Olala BONHEUR
.

Décidément ce logiciel est impressionnant.
Mais si j'explicite pas un peu vous allez rien comprendre alors une fois n'est pas tradition, explicitons :

Cet article devrait être écrit depuis plusieurs jours, mais c'était impossible d'en prendre le temps. J'ai un problème, une obsession avec le temps, il faudrait que je creuse ça, un rapport avec la vitesse, la vie, la mort, certainement. Il faudrait lire Bergson, peut-être, prendre le temps de le lire, héhé c'est le serpent qui se tort la queue.

"There is no time to analyse..."


Manque de temps qui ne s'est pas évaporé lui, donc tant pis pour la structure, après tout quelle importance que j'aie acheté une jupe toute douce avant d'aller au concert et pas après, dans la mémoire, dans le passé, l'histoire qu'on se raconte et qu'on appelle passé, ça ne change pas grand chose °à condition bien sûr d'être tolérant niveau logique parce qu'acheter une jupe chez Zara - ouais magasin de fille fashion, mea culpa - après 22h c'est pas fastoche même à Paris - comme quoi hein, Paris Paris, Ville lumière, tout ça mais enfin on reste  tout de même très limité dans les possibilités d'action.°

Sinon, on critique on critique mais j'commence à vraiment adorer vivre ici.

Passons sur la jupe, sans la froisser merci, le concert de la Rue Kétanou était génial, encore meilleur que celui de Saycet et pourtant Dieu sait si... °faudrait aussi que je creuse cette histoire de Dieu et que je me décide à y croire ou non. Plutôt non mais des fois c'est assez pratique. Ahahah opportuniste que je suis.°
Bataclan, Bataclan, rien que le nom, on voudrait y passer tous ses samedis soirs. Parquet et balcons, excellent son et on faisait les rappels en tapant des pieds. L'organisation du vestiaire était pas très Pareto-optimale mais j'adore la foule °et je hais la microéconomie°.


On est allées boire un verre, parce qu'après 2 rappels on leur a pris les micros pour préparer la salle en discothèque °où ça une rupture de construction ?° et donc ils ont juste pu revenir dire qu'ils pouvaient pas revenir. Donc 2,5 shots + tard °ah oui faut aussi que j'arrête de faire genre la fille qu'arrête pas de sortir et de boire, parce que c'est faux et après les gens commencent à faire des allusions très déplacées et marrantes alors j'me suis toujours jamais pris de cuite - j'le vis assez bien ceci dit.° 2,5 shots après disais-je °non plutôt après dix heures trente, le temps de retrouver l'Antirouille° j'vais y arriver vous en faites pas, on est allées à l'International en fait, mais y avait trop de monde donc la porte d'à côté c'était l'Antirouille qu'on connaissait déjà et où y avait un rapeur mais bon, on a pu s'asseoir, on était heureuse °et moi de plus en plus joyeuse°.

Après on est retournées à l'International °on est de gauche ou on l'est pas... 1864-1889-1919-1938... on est à Sciences Po ou on n'a pas cours de Mélonio... chut petite cervelle, dors.° et y avait moins de monde et de la musique pas mal. On a fait 3 ou 4 fois l'aller-montée au sous-sol et on a fini sur le trottoir où on a discuté.

"Tu veux venir danser avec moi ?"
Approximativement. Peut-être vouvoiement.
"Non".
"Je comprends, c'est parce que je t'impressionne."
Ahahhahahah.
S'il avait su, ce jeune homme, que je le voyais + homme que jeune, que c'est pour ça que j'aurais volontiers répondu l'inverse, mais qu'il était trop semblable, beaucoup trop, je ne l'ai pas compris tout de suite, c'est l'avantage de laisser l'instinct prendre la tête, autodéfense de l'âme.
Et puis l'autre venait de nous dire son prénom et en rencontrer deux dans la soirée c'était impensable, donc il avait forcément le mauvais prénom.
Et puis j'avais envie de rentrer, parce que je tenais à peine debout et pas à remplir de vide de fausses histoires. Pas trop, pas ce soir-là, disons.

Et en effet on est rentrées, dans le métro y avait un gang de filles marrantes et totalement torchées, dans les rues de Saint-Germain y avait du monde, comme toujours, j'les ai regardés rire, trébucher, fumer, j'me suis demandé s'ils venaient souvent ici, ce qu'ils tentaient d'oublier, ce qui allait leur arriver de bien demain.

J'ai pas pu écrire pendant plusieurs jours et ça m'a énormément manqué, écrire ici je veux dire, sinon je gratte pas mal et je tape davantage, mais rien de personnel, rien qui n'exprime ou qui ne partage, qui ne questionne.
Plusieurs soirées solitaires, après de nombreuses rencontres et sorties.
T'avais raison, c'est pas mal de vivre seul quand on alterne avec les virées improvisées, quand on choisit quand on s'arrête.
N'empêche qu'il manque parfois, souvent, un certain type de présence.
Mais je m'arrête, parce que ça tourne à l'obsession, ou presque. °

[...]
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Publié dans Presque vivante

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M
Le wordle me sert à jauger mes expressions amoureuses, grâce à vous et à votre blog. Puisque c'est ici que je l'ai découvert. Le lundi matin, quand sonne huit heures (ou le mardi comme cette semaine quand je ne suis pas chez moi à huit heures le lundi mais à la mer), je récupère tous mes mails et tous ceux de ma dulcinée, et j'en fais des wordle pour l'un et pour l'autre, afin de m'assurer que nous nous parlons toujours d'amour. Les résultats sont infamants.<br /> <br /> Il serait bon du coup que je puisse pas écrire et me contenter d'un télégramme de l'essentiel. <br /> <br /> Ceci étant dit et n'ayant rien à voir avec mon propos, je voulais juste dire: "Tu ne t'es toujours jamais pris de cuite. Heureusement que c'est pas le contraire, on t'aurais pas crue..." (Notez le bon jeu de mots cuite-crue, tirée de la biographie de Jeanne D'Arc en personne "ils m'ont pas crue, ils m'ont eue cuite.")
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L
<br /> <br /> ° Si le vouvoiement parental redevient tendance, pourquoi pas.<br /> Nous passerons sous silence les réactions que m'inspire votre séjour balnéaire.<br /> Pour ce qui est de ne plus pouvoir écrire, étant donné l'application que vous mettez à tomber malade des yeux de façon grave et fréquente, vous pouvez avoir bon espoir de voir prochainement cette<br /> capacité vous échapper (vous noterez à votre tour ce cynique jeu de mot sur "voir" et la cécité, tiré des Mémoires de Gilbert Montagné, dans ce passagé émouvant qui décrit comment il a<br /> regardé trop longtemps les Sunlights des tropiques). Ce qui serait somme toute dommage avec une si belle écriture, mais par mail me direz-vous<br /> on n'a guère l'occasion d'en profiter.<br /> <br /> Et figure toi que je me suis pris pas mal de crues de Loire dans ma vie, vu l'emplacement géographique de mon enfance. Même qu'un jour ça a tout inondé les quais et que ça a grillé les manèges du<br /> 1er mai alors après y avait plus de manèges. Snif.<br /> <br /> <br /> <br />
M
l'internationnnal… J'ai failli y aller, une fois, pour retourner voir un concert de Saycet… Mais finalement ça s'est pas fait.<br /> Commentaire particulièrement vide d'intérêt, tant pis. Bon, faut que jme couche… J'avais envie de m'attaquer à une note sur mon blog en plus, mais finalement ce sera pas ce soir… Deux semaines que je le délaisse.
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M
C'est encore une image faite avec les mots de ton blog ? Pourquoi donc le "Miss-C" est-il aussi visible ? En tout cas : BONHEUR !
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L
<br /> <br /> ° Oui oui avec les mots de mon blog ^^ Faut croire que tu y tiens une place importante ! J'ai utilisé ton nom une ou deux fois dernièrement, c'est pour ça. Et puis<br /> en effet, je m'étais pas rendu que j'utilisais autant le mot "bonheur" mais là ça devient flagrant ! °<br /> <br /> <br /> <br />