Paradoxe temporel, ou presque.
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° Marcher sans but dans Paris.
Prendre des photos où le faisseau de la tour Eiffel passe sur la Lune.
Découvrir le chocolat Ecuador 71% d'Amorino.
Descendre sur le bord de Seine, à la pointe du Vert-Galant, là où même si y a plein de gens étalés par terre qui boivent de la bière, c'est beau.
Dire "viens on met nos pulls sur nos épaules !".
Aller jusqu'au Louvre, où un type joue un air de saxophone lugubre en fixant les passants.
Rire.
"Je voudrais vous parler des hommes que j'aime ceux qui m'ont embrassé au bord de la Seine où j'allais me jeter..."
Hier soir, avec Alice, Alexis, Chloé et les autres, c'était déjà fou.
On a pris le dernier métro, on a sauté à cloche-pied, on a dansé le rock et j'étais cavalière °c'est vraiment trop dur°, on a chanté l'Internationale.
Mais là, ce soir, avec la Belette, c'était brusquement l'été, tout Paris flânait dehors, on parlait avec un accent anglais et on était poursuivies par la tour Saint Jacques.
Après un aprèm au jardin du Luxembourg et des ravioles au fromage de chèvre.
Après une gueule de bois, un remix douteux d'Apologie de Matmatah, deux théories sur les noms propres islandais et l'abandon du fantasme "communiste guitariste".
"La bonne humeur ça devrait être le sentiment par défaut"
Se mettre au milieu de la route, au milieu d'un pont, et dire "Djobi ?" "Djoba !"
Ou presque. °
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