Poor English, ou presque.
[...]
° Aujourd'hui, j'ai reçu mon passeport.
Mon tout premier passeport.
Avec des trucs biométriques et tout.
Valable jusqu'en 2020, genre l'année où y aura des voitures volantes, presque plus de pétrole mais encore + de Chinois.
Aujourd'hui, la personne que je "connais" à Médecins sans Frontières NY m'a annoncé qu'elle quittait MSF dans quelques semaines, pour un autre job, une association qui accueille les jeunes qui ont fugué ou se sont fait jeter dehors.
Elle m'a dit que tout irait bien, que le stage était maintenu.
Qu'elle me rencontrerait avec son mari quand j'arriverai à New York.
Aujourd'hui, j'ai eu les larmes aux yeux en lui répondant.
De reconnaissance.
D'inquiétude face à ce concept de + en + concret de 3A.
De joie qu'il y ait des gens comme ça sur Terre.
De frustration de ne pas pouvoir lui dire tout ça comme ça, parce que je ne parle pas assez bien anglais pour lui dire combien ça me touche, cette attention, cette gentillesse, ces "warmest regards", alors qu'elle n'est obligée de rien, qu'on ne s'est jamais rencontrées, que tout ce qui nous reliait symboliquement est terminé. Peut-être aussi que je suis trop pudique, trop pas habituée à cette attitude.
C'est peut-être très Américain, ou en tout cas très non-Français, de faire attention aux gens, d'être chaleureux gratuitement, d'être dévoué même pour ceux qu'on ne connait pas.
En tout cas, ça me redonne un peu l'envie de partir.
Et confiance dans l'humanité.
Ou presque. °
[...]