Rien, ou presque.

Publié le par Lisa Dawn

[...]

° Grève partout. Sur France Info ils passent un peu n'importe quoi niveau musique, tout à l'heure c'était Shut Up.
[Putain j'étais au collège quand j'écoutais ça] et puis quand même à 13h30, bulletin d'info entre deux "En raion d'un mouvement national de grève, concernant.... Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser." Pour parler de la grève.
Et la journaliste à la fin de conclure : "Le mouvement concerne également France Info comme vous avez pu le constater. Je vous souhaite une bonne journée." et ils ont enchaîné sur Tout le bonheur du monde.
J'ai trouvé ça marrant. Et puis je l'ai chantée, comme le soir du spectacle de la chorale, avec le gamin insupportable qui énervait tout le monde, qui adorait ça et on avait le même shampooing.
Tiens ça aussi c'était l'année de troisième. La pire de toutes. Sauf pour la chorale.
Roh maintenant ils coupent Au conditionnel pour faire leur annonce d'en raison d'un mouvement toussa toussa. J'ai rien contre les grèves mais là c'est méchant. En fait ça doit être une playlist spécial 2004.
J'suis pas en grève et d'ailleurs j'devrais pas être en train d'écrire ça.

Tout ça n'a aucune importance.
C'est juste des mélodies qui rappellent que tout passe vite.

Alors recommencer les gestes. Consciemment. Tout, pareil. Sans être malade.
La même crêpe jambon chèvre pour le vendredi soir.
La même heure de réveil, après probablement la même nuit blanche.
Le même RER B, la même salle.
Et puis rien.
Comme la première fois, mets-toi bien ça dans la tête petite. Tellement rien que j'y pense chaque matin.
Vous ferez cela en mémoire de moi.

Qu'est-ce qu'on peut être con quand on assume de l'être.
Je recherche.
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
Sauf que j'ai rien fait, j'ai juste rêvé. Ou presque.


Oh et puis arrête de te lamenter comme ça, qu'est-ce que t'espères, hein, que tout change, recommence et devienne sublime, parfait ? ça l'était déjà. Qu'est-ce que tu réclames de + ? Comment ça tu te lamentes pas ? Non non, j'me lamente pas, crois pas ça, c'est juste ma façon de dire que j'oublie pas, de dire merci encore encore encore, tu sais tout le monde a pas la chance de vivre ça, cette intensité. Peu importe ce qu'a pensé l'autre, on ne le saura jamais. J'voulais juste dire que ça m'a rendu heureuse. Et qu'on n'y peut rien, mais que parfois il y a des mots, oh trois fois rien, qui me manquent. Ou presque. °

[...]
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Publié dans Presque explicite

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M
c bisar, mais c' estcet article qui me rappel le plus mes pensée^^ bisous( surtout le vert d' ailleur)^^
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