Lire, lire, lire encore, ou presque.
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° Lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lire lirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelirelire.
J'veux pas arrêter, j'veux pas que ce soit fini, j'veux savoir après, j'veux pas qu'il n'y ait plus d'après.
Il y a un but mais une fois qu'on le connaît, tout s'arrête et on ne peut plus recommencer.
Même si on recommence, c'est pas pareil. Il n'y a plus le souffle court de la première fois où les yeux happent les mots.
The Last Shadow Puppets "My mistakes were made for you" [The fact is that it probably will hit something]
J'ai mis la musique, parce que quand j'aime un morceau ça me déconcentre, je quitte les pages et je retrouve l'envie irrésistible de les lire.
Page 444.
Amy McDonald "Where you gonna sleep tonight ?" [And you wake up in the morning and you're head feels twice the size]
Avant, j'ai entendu des gens dire "je ne savais pas qu'on pouvait écrire comme ça" et je me disais que vraiment, ils n'avaient pas dû lire beaucoup. J'ai cru que je savais ce qu'écrire veut dire.

Il y a une critique de Salman Rushdie à la fin du résumé, mais je ne l'avais pas vue, parce que je ne lis plus les quatrièmes de couverture, parce qu'elles mentent, elles ne sont peuplées que de mots-clés pour faire acheter, aucune quatrième de couverture n'a jamais permis de savoir ce qu'il y a en-dessous, à l'intérieur. Les quatrièmes de couverture ne devraient être écrites que par les auteurs, et encore.
Nirvana "Smells like teen spirit" [I found it hard, it's hard to find Oh well, whatever, nevermind]
Salman Rushdie. Il y a une semaine je n'avais jamais entendu ce nom. Non, plutôt, je ne savais pas que c'était lui. Il a écrit les Versets sataniques, qui ont été jugés blasphématoires par l'ayatollah Khomeiny, il a appelé à l'exécution de l'auteur, qui est toujours en vie, et de ses éditeurs. Le traducteur japonais, Hitoshi Igarashi, a été assassiné en juillet 1989.
Bensé "Au grand jamais" [Suis-je parfois fragile, ai-je vraiment le choix ? Plutôt crever que de laisser la vie me descendre]
Le monde c'est des miettes et tous les jours j'en découvre de nouvelles, de plus en plus vite, mais y en a toujours tellement davantage parce qu'il y a trop de couteaux et d'armes en général sur Terre et ce pain-là ne dit pas "Minue" parce que Dieu nous en donne tous les jours, paraît-il, sauf à ceux qui ont vraiment faim, visiblement, c'est comme les clés de New York.
"Je me suis chronométré, ça me prenait 3 secondes d'ouvrir une serrure. Ensuite, j'ai calculé que, s'il naît un enfant toutes les 50 secondes, et que chaque personne a 18 serrures, il se crée à New York une nouvelle serrure toutes les 2,777 secondes. Et donc, si je ne faissais qu'ouvrir des serrures, je prendrais quand même un retard de 0,333 secondes par serrure. Sans compter le temps nécessaire pour aller d'une serrure à l'autre, sans manger, sans dormir."
Le problème, c'est pas que "There's probably no God" comme ils vont l'écrire sur les bus londoniens, non le problème c'est pas de savoir si c'est lui qui nous a créés, le problème c'est que des hommes se sont créé un alibi qu'ils ont appelé Dieu. Alors que le vrai mot, c'est Pouvoir.
" - Mais je parle, je parle... Bref, pour faire bref...
- Non, ne faites pas bref, j'ai dit, parce que même si j'aurais préféré qu'il me parle de mon papa, pas du sien, je voulais en même temps que l'histoire soit aussi longue que possible, parce que j'avais peur de sa fin."
Dionysos "L'homme sans trucage" [Merci à celui et ceux qui comme lui Lacèrent les cieux de mille feux sans artifice qu'il se glisse dans un livre, Un regard vous tape sur l'épaule pour vous dire "vas-y."]
Ce soir je vais croiser quelques fantômes, pas seulement ceux que je ne veux pas oublier, et il en manquera. Oh je dis n'importe quoi. "Pardon." On change tous tellement vite, sans pouvoir le voir ni l'empêcher, ni s'en réjouir.
Pascale Picard "Gate 22" [Anyway I feel there’s nothing I could say To ease your mind]
Il me reste 18 pages. 18.
Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire Lire...
La fin n'est Rien. Ou presque. °
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J'veux pas arrêter, j'veux pas que ce soit fini, j'veux savoir après, j'veux pas qu'il n'y ait plus d'après.
Il y a un but mais une fois qu'on le connaît, tout s'arrête et on ne peut plus recommencer.
Même si on recommence, c'est pas pareil. Il n'y a plus le souffle court de la première fois où les yeux happent les mots.
The Last Shadow Puppets "My mistakes were made for you" [The fact is that it probably will hit something]
J'ai mis la musique, parce que quand j'aime un morceau ça me déconcentre, je quitte les pages et je retrouve l'envie irrésistible de les lire.
Page 444.
Amy McDonald "Where you gonna sleep tonight ?" [And you wake up in the morning and you're head feels twice the size]
Avant, j'ai entendu des gens dire "je ne savais pas qu'on pouvait écrire comme ça" et je me disais que vraiment, ils n'avaient pas dû lire beaucoup. J'ai cru que je savais ce qu'écrire veut dire.

Il y a une critique de Salman Rushdie à la fin du résumé, mais je ne l'avais pas vue, parce que je ne lis plus les quatrièmes de couverture, parce qu'elles mentent, elles ne sont peuplées que de mots-clés pour faire acheter, aucune quatrième de couverture n'a jamais permis de savoir ce qu'il y a en-dessous, à l'intérieur. Les quatrièmes de couverture ne devraient être écrites que par les auteurs, et encore.
Nirvana "Smells like teen spirit" [I found it hard, it's hard to find Oh well, whatever, nevermind]
Salman Rushdie. Il y a une semaine je n'avais jamais entendu ce nom. Non, plutôt, je ne savais pas que c'était lui. Il a écrit les Versets sataniques, qui ont été jugés blasphématoires par l'ayatollah Khomeiny, il a appelé à l'exécution de l'auteur, qui est toujours en vie, et de ses éditeurs. Le traducteur japonais, Hitoshi Igarashi, a été assassiné en juillet 1989.
Bensé "Au grand jamais" [Suis-je parfois fragile, ai-je vraiment le choix ? Plutôt crever que de laisser la vie me descendre]
Le monde c'est des miettes et tous les jours j'en découvre de nouvelles, de plus en plus vite, mais y en a toujours tellement davantage parce qu'il y a trop de couteaux et d'armes en général sur Terre et ce pain-là ne dit pas "Minue" parce que Dieu nous en donne tous les jours, paraît-il, sauf à ceux qui ont vraiment faim, visiblement, c'est comme les clés de New York.
"Je me suis chronométré, ça me prenait 3 secondes d'ouvrir une serrure. Ensuite, j'ai calculé que, s'il naît un enfant toutes les 50 secondes, et que chaque personne a 18 serrures, il se crée à New York une nouvelle serrure toutes les 2,777 secondes. Et donc, si je ne faissais qu'ouvrir des serrures, je prendrais quand même un retard de 0,333 secondes par serrure. Sans compter le temps nécessaire pour aller d'une serrure à l'autre, sans manger, sans dormir."
Le problème, c'est pas que "There's probably no God" comme ils vont l'écrire sur les bus londoniens, non le problème c'est pas de savoir si c'est lui qui nous a créés, le problème c'est que des hommes se sont créé un alibi qu'ils ont appelé Dieu. Alors que le vrai mot, c'est Pouvoir.
" - Mais je parle, je parle... Bref, pour faire bref...
- Non, ne faites pas bref, j'ai dit, parce que même si j'aurais préféré qu'il me parle de mon papa, pas du sien, je voulais en même temps que l'histoire soit aussi longue que possible, parce que j'avais peur de sa fin."
Dionysos "L'homme sans trucage" [Merci à celui et ceux qui comme lui Lacèrent les cieux de mille feux sans artifice qu'il se glisse dans un livre, Un regard vous tape sur l'épaule pour vous dire "vas-y."]
Ce soir je vais croiser quelques fantômes, pas seulement ceux que je ne veux pas oublier, et il en manquera. Oh je dis n'importe quoi. "Pardon." On change tous tellement vite, sans pouvoir le voir ni l'empêcher, ni s'en réjouir.
Pascale Picard "Gate 22" [Anyway I feel there’s nothing I could say To ease your mind]
Il me reste 18 pages. 18.
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La fin n'est Rien. Ou presque. °
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