Sous l'eau, ou presque.
[...]
° J'viens jamais voir les gens sur msn. J'ai pas l'impulsion et c'est con parce que les gens se disent peut-être la même chose de leur côté, et ça veut pas dire qu'ils ont pas envie de parler. Bref, ceci n'est en aucun cas un appel au harcèlement salutçava par messagerie instantanée, rassurez-vous (et merci de vous abstenir).
La machine à laver tourne presque à vide. Quand je pense que la première fois j'avais du mal à fermer la porte... C'est ça de prendre de bonnes habitudes.
La nouvelle musique, Abbesses, de Birdy Nam Nam, c'est grâce à La Pastèque que je l'ai découverte et elle m'hypnotise, presque autant que celles de Thom Yorke.
La pluie la pluie la pluie, j'pouvais plus m'arrêter de marcher et de sourire de + en + fort, j'ai fait des détours pour rentrer, mon jean était de + en + lourd j'en avais jusqu'en haut des cuisses, je marchais toujours sans parapluie, petit chaperon noir.
C'était tellement beau, et j'me disais que personne ne peut saisir ce genre d'instant, une photo écrase tout; une vidéo c'est pas beaucoup mieux. L'odeur de la ville sous l'eau est inimitable. Les gens tenaient leur parapluie tellement serré que leur tête avait disparu, ils s'abritaient aux terrasses des cafés, dans l'entrée des boutiques et le trottoir était vide et ruisselant, oh le bruit, le frémissement de l'eau qui court au sol !
J'viens de réaliser, grâce à Larvi (putain mais il vient d'où ton surnom ?), que j'aurais jamais fait ça avant, parce que j'aurais eu l'impression de perdre mon temps.
Avant quoi ?
Je sais pas.
Avant Paris, avant d'avoir l'impression de prendre 3 ou 4 ans en 3 ou 4 jours.
Avant de faire le deuil de mon premier vrai grand amour. Les autres je les ai pas vécus, au mieux rêvés, une fois avorté, au pire feints. Puisque je sais que tu liras ça, j'te le dis ici, parce qu'à force de me l'être répété j'suis pas sûre de l'avoir prononcé devant toi. C'est pas ce qu'on a été que j'aime plus. C'est même pas ce que tu es aujourd'hui, même si t'as changé toi aussi, même si pas autant que moi. Ce que je n'aime plus, c'est la distance qui ne peut que s'agrandir avec le temps et qui fait souffrir. C'est ce qu'on serait si on s'acharnait. A trop s'accrocher au passé on risque de tout perdre et de se décevoir. C'est même plus un risque, pour moi c'est inévitable.
Merci de m'avoir rendue si heureuse. Tu m'as appris bien + que tu ne l'imagines. Je choisis d'en rester là pour que ça reste beau, j'espère que tu comprendras, un jour.
J'me shoote à la musique sans paroles. La machine à laver pousse son dernier long hurlement, apothéose. Je monte le son, encore, encore.
J'ai décidé d'arrêter d'être tellement trop exigeante, tout le temps. Moments de répit, rares mais c'est un début. Une nouvelle vie. Ou presque.°
[...]
° J'viens jamais voir les gens sur msn. J'ai pas l'impulsion et c'est con parce que les gens se disent peut-être la même chose de leur côté, et ça veut pas dire qu'ils ont pas envie de parler. Bref, ceci n'est en aucun cas un appel au harcèlement salutçava par messagerie instantanée, rassurez-vous (et merci de vous abstenir).
La machine à laver tourne presque à vide. Quand je pense que la première fois j'avais du mal à fermer la porte... C'est ça de prendre de bonnes habitudes.
La nouvelle musique, Abbesses, de Birdy Nam Nam, c'est grâce à La Pastèque que je l'ai découverte et elle m'hypnotise, presque autant que celles de Thom Yorke.
La pluie la pluie la pluie, j'pouvais plus m'arrêter de marcher et de sourire de + en + fort, j'ai fait des détours pour rentrer, mon jean était de + en + lourd j'en avais jusqu'en haut des cuisses, je marchais toujours sans parapluie, petit chaperon noir.
C'était tellement beau, et j'me disais que personne ne peut saisir ce genre d'instant, une photo écrase tout; une vidéo c'est pas beaucoup mieux. L'odeur de la ville sous l'eau est inimitable. Les gens tenaient leur parapluie tellement serré que leur tête avait disparu, ils s'abritaient aux terrasses des cafés, dans l'entrée des boutiques et le trottoir était vide et ruisselant, oh le bruit, le frémissement de l'eau qui court au sol !
J'viens de réaliser, grâce à Larvi (putain mais il vient d'où ton surnom ?), que j'aurais jamais fait ça avant, parce que j'aurais eu l'impression de perdre mon temps.
Avant quoi ?
Je sais pas.
Avant Paris, avant d'avoir l'impression de prendre 3 ou 4 ans en 3 ou 4 jours.
Avant de faire le deuil de mon premier vrai grand amour. Les autres je les ai pas vécus, au mieux rêvés, une fois avorté, au pire feints. Puisque je sais que tu liras ça, j'te le dis ici, parce qu'à force de me l'être répété j'suis pas sûre de l'avoir prononcé devant toi. C'est pas ce qu'on a été que j'aime plus. C'est même pas ce que tu es aujourd'hui, même si t'as changé toi aussi, même si pas autant que moi. Ce que je n'aime plus, c'est la distance qui ne peut que s'agrandir avec le temps et qui fait souffrir. C'est ce qu'on serait si on s'acharnait. A trop s'accrocher au passé on risque de tout perdre et de se décevoir. C'est même plus un risque, pour moi c'est inévitable.
Merci de m'avoir rendue si heureuse. Tu m'as appris bien + que tu ne l'imagines. Je choisis d'en rester là pour que ça reste beau, j'espère que tu comprendras, un jour.
J'me shoote à la musique sans paroles. La machine à laver pousse son dernier long hurlement, apothéose. Je monte le son, encore, encore.
J'ai décidé d'arrêter d'être tellement trop exigeante, tout le temps. Moments de répit, rares mais c'est un début. Une nouvelle vie. Ou presque.°
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