Who are you, ou presque.
[...]
° Le cours de Humanitarian Action, c'est un cours de philo en fait.
Le prof nous a demandé de répondre à 10 questions du genre "How is life?" ou "My ideal job is...".
Et puis il a demandé :
"Who are you?"

On avait une seule phrase pour répondre, alors j'ai écrit une phrase complexe, pour lui dire ce qui me semblait essentiel :
A little girl who has just found out what she is going to be when she grows up and someone who knows since a few months how important is to be healthy.
J'aurais pu écrire :
A guilty Westerner, pour tomber dans le cliché.
I am a guilty Westerner.
I am a human beeing.
I am a dreamer.
I am a lover.
I am alive.
I am Swan.
Il y a tellement d'autres choses que je pourrais écrire.
Mais ça ne nous avancerait à rien.
[Ceci dit, je suis tentée de me créer un compte Formspring.me pour que vous puissiez me poser toutes les questions que vous voulez et que j'y réponde]
J'aurais dû écrire :
I am not what I think I am.
[C'est un peu la seule chose dont je sois sûre. Ahahah je suis presque comme Socrate !!]
Cet article est né il y a un mois, lorsqu'il nous a posé la question.
L'envie, le besoin de l'écrire. La curiosité. Qui suis-je ?
Chaque minute consacrée à cet article apporte de nouvelles réponses, jusqu'au vertige.
Je me souviens de l'époque où je voulais être tout.
Je voulais être gentille en sachant que j'étais méchante, mais capable de lutter contre cette méchanceté.
Je voulais être heureuse et je chérissais les moments d'intense souffrance, parce que je m'y sentais en vie et que le bonheur me semblait fade et trop simple.
Je voulais apprendre tous les métiers, toutes les langues, lire tous les livres, écouter de tous les genres musicaux, aimer tout le monde.
Je voulais écrire des phrases simples pour dire les choses les + complexes.
Je voulais écrire un livre où tous les aspects de la vie seraient présents, toutes les idées, tous les sentiments. °Puis j'ai découvert que Diderot avait écrit Jacques le Fataliste et j'ai dû trouver un nouveau projet.°
Quand je relis ce que j'ai écrit au fil des années, je réalise à quel point je me pose moins de questions aujourd'hui.
A quel point j'étais différente, plus angoissée, plus torturée, plus dure avec moi-même.
A quel point tout était un prélude à celle que je suis aujourd'hui.
Et je pense à cet article de Boiseime sur son graal personnel.
Allez le lire, c'est vraiment bien, beau, touchant. Si vous n'avez jamais rien lu de lui, lisez ça, vous aurez envie de lire le reste.
Cet article m'a poussée à réfléchir davantage encore.
Boiseime dit qu'il ne s'identifie pas à son deuxième prénom. De mon côté c'est exactement l'inverse.
En 19 ans, je n'ai toujours pas réussi à me reconnaître dans mon prénom "officiel". Mes parents m'appellent comme ça, beaucoup de mes amis aussi, mais ça reste un assemblage de lettres, un statut administratif.
Avec mon deuxième prénom, c'est + compliqué. J'aime son histoire mais elle a longtemps pesé trop lourd pour que j'ose l'utiliser. Il a été porté par une femme qui est morte, la meilleure (la seule ?) amie de ma mère. Et pourtant j'ai toujours senti que ce prénom, au-delà du sens qu'il porte, est le mien.
C'est drôle, cette importance que je donne aux noms. Je me demande d'où ça vient.
Boiseime porte le prénom d'un chevalier de la Table Ronde et se demande quel est son graal.
Se demander "qui suis-je ?", c'est aussi se demander "que vais-je devenir ?".
Est-ce que tout est prévu, à l'instant où notre coeur commence à battre au creu d'un ventre ?
Nos actions, nos erreurs, nos regrets, nos remords, notre mort ?
A-t-on de la chance ?
A-t-on un destin ?
Je crois que non.
Je veux croire qu'on a le choix. Qu'il y a des évidences qu'on peut éviter.
Bien sûr on ne décide pas de tout. La chance existe. Son absence aussi.
Et après tout, ces questions n'ont pas tant d'importance.
On peut croire ce qu'on veut, il n'y a pas de réponse.
"Bien sûr, que la vie est absurde ! Mais qui se dit que la vie est absurde, lorsqu'il est heureux ? Il faut être heureux, voilà tout."
Boiseime a raison.
Et il se trouve que je suis heureuse.
Ces dernières semaines, j'ai passé beaucoup de temps à me plaindre.
C'est dans mon caractère de bibou, c'est vrai.
Mais ça commence à faire un peu trop.
Alors ça va changer.
Ou presque ! =) °
[...]
° Le cours de Humanitarian Action, c'est un cours de philo en fait.
Le prof nous a demandé de répondre à 10 questions du genre "How is life?" ou "My ideal job is...".
Et puis il a demandé :
"Who are you?"
Attention, article introspectif.
On avait une seule phrase pour répondre, alors j'ai écrit une phrase complexe, pour lui dire ce qui me semblait essentiel :
A little girl who has just found out what she is going to be when she grows up and someone who knows since a few months how important is to be healthy.
J'aurais pu écrire :
A guilty Westerner, pour tomber dans le cliché.
I am a guilty Westerner.
I am a human beeing.
I am a dreamer.
I am a lover.
I am alive.
I am Swan.
Il y a tellement d'autres choses que je pourrais écrire.
Mais ça ne nous avancerait à rien.
[Ceci dit, je suis tentée de me créer un compte Formspring.me pour que vous puissiez me poser toutes les questions que vous voulez et que j'y réponde]
J'aurais dû écrire :
I am not what I think I am.
[C'est un peu la seule chose dont je sois sûre. Ahahah je suis presque comme Socrate !!]
Cet article est né il y a un mois, lorsqu'il nous a posé la question.
L'envie, le besoin de l'écrire. La curiosité. Qui suis-je ?
Chaque minute consacrée à cet article apporte de nouvelles réponses, jusqu'au vertige.
Je me souviens de l'époque où je voulais être tout.
Je voulais être gentille en sachant que j'étais méchante, mais capable de lutter contre cette méchanceté.
Je voulais être heureuse et je chérissais les moments d'intense souffrance, parce que je m'y sentais en vie et que le bonheur me semblait fade et trop simple.
Je voulais apprendre tous les métiers, toutes les langues, lire tous les livres, écouter de tous les genres musicaux, aimer tout le monde.
Je voulais écrire des phrases simples pour dire les choses les + complexes.
Je voulais écrire un livre où tous les aspects de la vie seraient présents, toutes les idées, tous les sentiments. °Puis j'ai découvert que Diderot avait écrit Jacques le Fataliste et j'ai dû trouver un nouveau projet.°
Quand je relis ce que j'ai écrit au fil des années, je réalise à quel point je me pose moins de questions aujourd'hui.
A quel point j'étais différente, plus angoissée, plus torturée, plus dure avec moi-même.
A quel point tout était un prélude à celle que je suis aujourd'hui.
Et je pense à cet article de Boiseime sur son graal personnel.
Allez le lire, c'est vraiment bien, beau, touchant. Si vous n'avez jamais rien lu de lui, lisez ça, vous aurez envie de lire le reste.
Cet article m'a poussée à réfléchir davantage encore.
Boiseime dit qu'il ne s'identifie pas à son deuxième prénom. De mon côté c'est exactement l'inverse.
En 19 ans, je n'ai toujours pas réussi à me reconnaître dans mon prénom "officiel". Mes parents m'appellent comme ça, beaucoup de mes amis aussi, mais ça reste un assemblage de lettres, un statut administratif.
Avec mon deuxième prénom, c'est + compliqué. J'aime son histoire mais elle a longtemps pesé trop lourd pour que j'ose l'utiliser. Il a été porté par une femme qui est morte, la meilleure (la seule ?) amie de ma mère. Et pourtant j'ai toujours senti que ce prénom, au-delà du sens qu'il porte, est le mien.
C'est drôle, cette importance que je donne aux noms. Je me demande d'où ça vient.
Boiseime porte le prénom d'un chevalier de la Table Ronde et se demande quel est son graal.
Se demander "qui suis-je ?", c'est aussi se demander "que vais-je devenir ?".
Est-ce que tout est prévu, à l'instant où notre coeur commence à battre au creu d'un ventre ?
Nos actions, nos erreurs, nos regrets, nos remords, notre mort ?
A-t-on de la chance ?
A-t-on un destin ?
Je crois que non.
Je veux croire qu'on a le choix. Qu'il y a des évidences qu'on peut éviter.
Bien sûr on ne décide pas de tout. La chance existe. Son absence aussi.
Et après tout, ces questions n'ont pas tant d'importance.
On peut croire ce qu'on veut, il n'y a pas de réponse.
"Bien sûr, que la vie est absurde ! Mais qui se dit que la vie est absurde, lorsqu'il est heureux ? Il faut être heureux, voilà tout."
Boiseime a raison.
Et il se trouve que je suis heureuse.
Ces dernières semaines, j'ai passé beaucoup de temps à me plaindre.
C'est dans mon caractère de bibou, c'est vrai.
Mais ça commence à faire un peu trop.
Alors ça va changer.
Ou presque ! =) °
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