Minuit à Paris, ou presque.
[...]
° Hier il a fait si beau en température qu'un t-shirt à manches courtes suffisait pour rentrer chez soi à onze heures passées.
A cause de la Miss Trouble sur mon ventre j'étais d'humeur ironique et j'avais retrouvé le sourire.
Rue des Canettes les gens étaient assis par terre, même les filles avec des jupes et des talons. Le regard un peu trouble, parfois. Le fantastique dans Paris, c'est l'ambiance qui se transforme d'une rue à l'autre.
Rue de Sèvres c'était vide, on sortait du métro et je reconnaissais pas les rues à cause des barrières de travaux.
Rue Bonaparte tout dormait. Et 20 mètres plus loin l'air frissonnait de dizaines de regards et de rires. Un peu moins fatiguée je me serai glissée entre tous ces corps inconnus pour savourer leur chaleur le temps d'avaler un verre semblable aux leurs.
Rue de Seine les couples se promenaient tels les escargots après la pluie, en moins asexué.
Comme il fait jour + tard, les voisins oublient de tirer leurs rideaux. Et comme j'oublie aussi, je les vois.
Du linge qui sèche à une fenêtre ce matin.
Même si le soleil peut pas entrer par la fenêtre, je le regarde.
Dans deux heures je quitte Paris pour quelques jours.
Est-ce que c'est parce que tu y vis que j'ai + de mal à partir ?
Je traîne pour faire la valise, je pince ma peau alors qu'il faut pas, j'fais les jeux débiles de Facebook en regardant le ciel par la fenêtre. Gris-bleu comme tes yeux, avec quelques percées pour laisser passer la chaleur.
Dans la Rue Kétanou, ils parlent de Paris, de Pigalle. Mais pas du Bar Club où tu veux faire entrer Bri-Bri.
Sinon j'ai encore retrouvé une pomme en mauvais état, ça devient une habitude.
Ou presque. °
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° Hier il a fait si beau en température qu'un t-shirt à manches courtes suffisait pour rentrer chez soi à onze heures passées.
A cause de la Miss Trouble sur mon ventre j'étais d'humeur ironique et j'avais retrouvé le sourire.
Rue des Canettes les gens étaient assis par terre, même les filles avec des jupes et des talons. Le regard un peu trouble, parfois. Le fantastique dans Paris, c'est l'ambiance qui se transforme d'une rue à l'autre.
Rue de Sèvres c'était vide, on sortait du métro et je reconnaissais pas les rues à cause des barrières de travaux.
Rue Bonaparte tout dormait. Et 20 mètres plus loin l'air frissonnait de dizaines de regards et de rires. Un peu moins fatiguée je me serai glissée entre tous ces corps inconnus pour savourer leur chaleur le temps d'avaler un verre semblable aux leurs.
Rue de Seine les couples se promenaient tels les escargots après la pluie, en moins asexué.
Comme il fait jour + tard, les voisins oublient de tirer leurs rideaux. Et comme j'oublie aussi, je les vois.
Du linge qui sèche à une fenêtre ce matin.
Même si le soleil peut pas entrer par la fenêtre, je le regarde.
Dans deux heures je quitte Paris pour quelques jours.
Est-ce que c'est parce que tu y vis que j'ai + de mal à partir ?
Je traîne pour faire la valise, je pince ma peau alors qu'il faut pas, j'fais les jeux débiles de Facebook en regardant le ciel par la fenêtre. Gris-bleu comme tes yeux, avec quelques percées pour laisser passer la chaleur.
Dans la Rue Kétanou, ils parlent de Paris, de Pigalle. Mais pas du Bar Club où tu veux faire entrer Bri-Bri.
Sinon j'ai encore retrouvé une pomme en mauvais état, ça devient une habitude.
Ou presque. °
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