"C'est le principe de l'alcool, tu te dis pas, tu dis tout de suite". Ou presque.
[...]
° Boum Boum Bada.
Peut-être que ça me rend + agressive. A moins que ça me laisse juste enfin lâcher prise et exprimer ce que je suis, profondément, ce qu'on cache. Ce fameux masque dont tout le monde parle et auquel on finit par croire soi-même.
On dit que ça permet de rire et de penser moins. Si ça c'est pas réducteur...
Seule ça donne juste mal à la tête et envie d'écrire dans la rubrique N'importe nawak.
Et le violon semble ne jouer que pour faire frémir tes failles.
Tu te dis que tant que tu sais pourquoi tu fais ça, les autres peuvent imaginer ce qu'ils veulent.
Et tant pis pour ceux qui n'ont pas la chance de saisir l'ivresse vertigineuse des premières fois.
Là tout de suite j'voudrais aller marcher dehors, on est repassé en-dessous de zéro.
Vérifier que l'homme qui dort parfois sous des couvertures au coin de la rue, il y dort pas.
Aller jusqu'à la Seine, penser à toutes les chansons qui en parlent. Pourquoi faites-vous une fixation sur Paris ? Elle est pas + maléfique qu'une autre. Et même un peu moins laide à certains endroits. Pas plus ensoleillée, pas moins miséreuse. Les influences ne sont qu'humaines.
Imaginer des cours de prise de parole à donner au temps.
Danser encore.
Il est une heure.
01:00
Manger du chocolat. Vite.
Wahou il me reste du Crunch !
Et ça croustille, comme un animal mort ou une boucle-d'oreille.
Ce qui ne diminue pas pour autant le mal de tête. Mais au moins ça fait sourire.
La musique s'arrête toute seule. Au milieu du slow.
L'ennui avec les mots, c'est qu'ils n'appartiennent qu'à nous. Ils sont chargés de toutes nos représentations, de notre définition intuitive, de l'histoire de leur conquête par nos cervelles amnésiques.
Vous dire un mot, c'est vous dévoiler bien davantage que la peau de mon ventre et la ligne verticale qui le tranche en deux telle la droite "découpez en suivant les pointillés". C'est bien davantage, mais vous n'y avez pas accès, personne ne parviendra à saisir toute l'importance de ce mot et pas l'une de ses imitations qu'on appelle à tort synonyme et qui ne signifie en aucun cas la même chose.
On ne sait pas soi-même ce qu'on écrit. Cette ligne, c'est mon père qui dégraffe la page centrale des Pomme d'Api avec son couteau, appuyé sur ma commode blanche, à l'époque où mes yeux n'étaient pas assez grands pour voir le dessus du meuble sans pointe des pieds et doigts pressés serrés pour rester en équilibre.
C'est la maternelle, où les ciseaux n'étaient pas dessinés alors je les rajoutais avant de suivre le trait.
Mais c'est forcément davantage, oublié.
Une simple expression comme ça, au fonctionnement si, oui, simple.
Alors imagine ce qu'il y a derrière "dehors", "rue", "maléfique", "temps", "animal", "sourire", "père", "oublié".
Faut pas croire tout ce que j'écris, c'est rien que des mots, c'est rien que moi, en concentré mais en morceaux, simplifiée, résumée, parce que pour être "entière" comme on dit, il faudrait écrire et ne plus s'arrêter jamais, et encore.
Danser encore.
Voilà pourquoi je trouvais que ça sonnait bien.
C'est pas de moi.
C'était devant le miroir après une douche brûlante.
Quand personne ne peut me voir.
"Danser encore.
Avancer toutes voiles dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort
Dans le décor."
Et tout ça c'est des mots. Pas choisis au hasard. On ne peut pas les substituer à d'autres assemblages, pas même moi, surtout pas moi.
Ce n'est que moi, et mes 18 brèves années inégales et maladroites, camouflées sous des caractères formatés. Alors oui, mais quand même.
J'aimerais tant vous offrir... je sais pas. Le goût de Pyrénéens au chocolat noir, celui que je ressens, pas n'importe quel goût. Si vous saviez comme c'est bon, on en pleurerait. L'odeur d'un livre acheté d'occasion. Mon sang.
A qui tu parles ?
Je sais pas.
J'y vais. Dehors, dans Paris, ou au lit. Ou presque. °
[...]
° Boum Boum Bada.
Peut-être que ça me rend + agressive. A moins que ça me laisse juste enfin lâcher prise et exprimer ce que je suis, profondément, ce qu'on cache. Ce fameux masque dont tout le monde parle et auquel on finit par croire soi-même.
On dit que ça permet de rire et de penser moins. Si ça c'est pas réducteur...
Seule ça donne juste mal à la tête et envie d'écrire dans la rubrique N'importe nawak.
Et le violon semble ne jouer que pour faire frémir tes failles.
Tu te dis que tant que tu sais pourquoi tu fais ça, les autres peuvent imaginer ce qu'ils veulent.
Et tant pis pour ceux qui n'ont pas la chance de saisir l'ivresse vertigineuse des premières fois.
Là tout de suite j'voudrais aller marcher dehors, on est repassé en-dessous de zéro.
Vérifier que l'homme qui dort parfois sous des couvertures au coin de la rue, il y dort pas.
Aller jusqu'à la Seine, penser à toutes les chansons qui en parlent. Pourquoi faites-vous une fixation sur Paris ? Elle est pas + maléfique qu'une autre. Et même un peu moins laide à certains endroits. Pas plus ensoleillée, pas moins miséreuse. Les influences ne sont qu'humaines.
Imaginer des cours de prise de parole à donner au temps.
Danser encore.
Il est une heure.
01:00
Manger du chocolat. Vite.
Wahou il me reste du Crunch !
Et ça croustille, comme un animal mort ou une boucle-d'oreille.
Ce qui ne diminue pas pour autant le mal de tête. Mais au moins ça fait sourire.
La musique s'arrête toute seule. Au milieu du slow.
L'ennui avec les mots, c'est qu'ils n'appartiennent qu'à nous. Ils sont chargés de toutes nos représentations, de notre définition intuitive, de l'histoire de leur conquête par nos cervelles amnésiques.
Vous dire un mot, c'est vous dévoiler bien davantage que la peau de mon ventre et la ligne verticale qui le tranche en deux telle la droite "découpez en suivant les pointillés". C'est bien davantage, mais vous n'y avez pas accès, personne ne parviendra à saisir toute l'importance de ce mot et pas l'une de ses imitations qu'on appelle à tort synonyme et qui ne signifie en aucun cas la même chose.
On ne sait pas soi-même ce qu'on écrit. Cette ligne, c'est mon père qui dégraffe la page centrale des Pomme d'Api avec son couteau, appuyé sur ma commode blanche, à l'époque où mes yeux n'étaient pas assez grands pour voir le dessus du meuble sans pointe des pieds et doigts pressés serrés pour rester en équilibre.
C'est la maternelle, où les ciseaux n'étaient pas dessinés alors je les rajoutais avant de suivre le trait.
Mais c'est forcément davantage, oublié.
Une simple expression comme ça, au fonctionnement si, oui, simple.
Alors imagine ce qu'il y a derrière "dehors", "rue", "maléfique", "temps", "animal", "sourire", "père", "oublié".
Faut pas croire tout ce que j'écris, c'est rien que des mots, c'est rien que moi, en concentré mais en morceaux, simplifiée, résumée, parce que pour être "entière" comme on dit, il faudrait écrire et ne plus s'arrêter jamais, et encore.
Danser encore.
Voilà pourquoi je trouvais que ça sonnait bien.
C'est pas de moi.
C'était devant le miroir après une douche brûlante.
Quand personne ne peut me voir.
"Danser encore.
Avancer toutes voiles dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort
Dans le décor."
Et tout ça c'est des mots. Pas choisis au hasard. On ne peut pas les substituer à d'autres assemblages, pas même moi, surtout pas moi.
Ce n'est que moi, et mes 18 brèves années inégales et maladroites, camouflées sous des caractères formatés. Alors oui, mais quand même.
J'aimerais tant vous offrir... je sais pas. Le goût de Pyrénéens au chocolat noir, celui que je ressens, pas n'importe quel goût. Si vous saviez comme c'est bon, on en pleurerait. L'odeur d'un livre acheté d'occasion. Mon sang.
A qui tu parles ?
Je sais pas.
J'y vais. Dehors, dans Paris, ou au lit. Ou presque. °
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